JB, Paru le 26 mars 2014

The Glitch Mob – Love Death Immortality

Pochette officielle de l’album

Ooah, Boreta et edIT reviennent en force pas moins de 4 ans après la parution de leur premier album, Drink the Sea.

La Californie n’est pas connue uniquement pour ses studios cinéma, ses surfeurs et ses plages de sable fin. Ces dernières années, elle a aussi été le berceau de pas mal de groupes électro qui ont percé là-bas et passent aujourd’hui dans tous les clubs branchés. Outre les Daedelus, Flying Lotus ou autres Nosaj Thing, il en est un qui s’est démarqué en 2010 avec la sortie de son premier album Drink the Sea. The Glitch Mob, trio formé de edIT (Edward Ma), Boreta (Justin Boreta) et Ooah (Josh Mayer), a la particularité de jouer tous ses morceaux en live simplement à partir de PC portables et de contrôleurs MIDI (Musical Instrument Digital Interface), qui leur permettent de produire des sonorités uniques. Pour preuve, voici un aperçu de ce qui vous attend, extrait de l’EP éponyme paru en 2011 :

Cette année, The Glitch Mob est donc revenu sur le devant de la scène avec Love Death Immortality, second album à la pochette caractéristique distillée pièce par pièce sur les réseaux sociaux avant la sortie officielle. Dès la première écoute des 10 pistes qui constituent l’album, on comprend rapidement que le groupe a cherché à se renouveler en modifiant un peu ses codes et en les adaptant aux tendances actuelles. Un peu moins de gros son, mais des pistes parfois plus subtiles et souvent chantées (les interprètes étant Aja Volkman, Metal Mother, Yaarrohs et Sister Crayon). Bon au final les puristes ne seront pas déçus car l’identité naturelle du groupe transparaît dans certaines tracks, notamment Can’t Kill Us ou l’excellente Skullclub.

Mais d’autres nous proposent des sonorités auxquelles nous n’étions pas habitués de la part d’un groupe comme The Glitch Mob, surtout après un premier album aussi bourrin que ne l’était Drink The Sea. Cette volonté d’innovation peut notamment s’entendre dans Fly By Night Only, où les beats et riffs alternent avec des passages plus mélodieux où Yarrohs pose parfaitement sa belle voix.

Au final certains regretteront peut-être le bon vieux temps mais ne pourront en tout cas reprocher à The Glitch Mob d’avoir livré une simple copie de Drink The Sea. Même si les codes restent identiques, il est vrai que le groupe s’est un peu détaché de l’identité qu’il s’était forgée en 2011. De là à dire qu’il s’agit d’une volonté marketing d’accrocher plus de fans et de vendre plus d’albums, il y a là une limite que nous n’oserons pas franchir. Nous on préfère simplement profiter et danser dans tous les sens à chaque fois qu’on entend une de leurs chansons.

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