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Guillaume & JB, Paru le 19/05/13

Daft Punk – Random Access Memories

En tant que fan des Daft depuis la première heure, nous attendions impatiemment le retour de ces prophètes de l’ Electro...

Pochette de l’album

Avant de parler de l’album en lui même, abordons ce que les Daft ont le mieux réussi avec Randon Access Memories : une campagne marketing au poil ! Le teasing interminable de « Get Lucky » a permis de créer un superbe buzz autour de l’album. Les 10 meilleurs secondes de la chanson, voir de l'album, étaient « enfin » sorties. Les doutes ont commencé lorsque le morceau est dévoilé complètement : le featuring n’apporte pas grand-chose, la track n’est pas vraiment novatrice, et c’est la déception parmi les fans. En somme, dans la tendance actuelle... A ce moment là on se dit : ok, première track publicitaire, attendons le reste de l’album pour passer aux choses sérieuses.

Finalement, on aurait peut-être pas dû. Sorti une semaine avant la date annoncée, l’album entier est taillé du même bois. Les featuring dénaturent le son des Daft Punk et, pour la plupart, ne servent à rien. Instant Crush avec Julian Casablancas est juste une honte, une teenage song. Quant à The Game Of Love, vous pourrez toujours la passer pendant votre première boum de collège lors de la session slow collé-serré. Certains osent comparer Random Access Memories avec Discovery, sorti en 2001. Même si on peut en effet trouver certains points communs avec les tracks les plus « fleur bleue » du deuxième album des Daft (Digital Love, Something About Us, etc.), je conseille néanmoins à ces personnes de ré-écouter l’album en entier, en insistant bien sur ses pierres angulaires (Aerodynamic / Harder, Better, Faster, Stronger / Superheroes / …) et de nous en reparler après. En plus vous verrez, ça nettoie les tympans.

Mais le plus grand problème est que les Daft ont toujours été des pionniers, des créateurs de nouvelles tendances musicales. Ici, en plus d’avoir tenté de faire un album résolument rétro (disco, années 70, etc.), ils subissent clairement les influences musicales actuelles, aboutissant au final à une mixture indigeste parfaitement représentée par le clip de Get Lucky. Peut-être que seul Moroder par Gorgio aurait grâce à nos yeux, et encore en faisant abstraction de la minute et demi où Giorgio nous raconte de sa pauvre vie de désoeuvré.

Bref les Dafts sont de très bons commerciaux. Musicalement, c’est un album à oublier. Attention à ne pas se foutre de la gueule des fans. Quand on annonce le lancement de l’album dans un trou pommé en Australie, c’est moyen de décommander.

Je terminerai par une citation de Justice qui veut tout dire
« Ça a l’air sympa et ce sera bien pour l’été »
4min05

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Le Petit Journal du 05/09 - Justice

C’est moche !

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