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Martin, Paru le 21/07/13

The Last of Us

Si le jeu est désormais sorti depuis plus d’un mois, la rédac’ se devait d’évoquer ce qui restera sans aucun doute comme l’un des jeux de l’année 2013 et certainement comme l’un des meilleurs de la PS3.
Après la très réussie série Uncharted, Nauthy Dog s’est lancé dans un nouveau défi : La création d’un univers sombre et apocalyptique. Si ce contexte a déjà était maintes fois exploité (La route, I am a legend, World War Z, Walking dead…), le titre n’en reste pas moins un grand jeu et ne fait pas l’erreur de tomber dans les clichés du genre.

Artwork du jeu

Ce véritable road trip à travers les Etats-Unis amène le joueur à incarner Joël, un personnage rustre, bougon et touché moralement, conduit à devoir escorter Ellie, ado optimiste et sans complexe. Au fur et à mesure de l’histoire, ces personnages vont apprendre à se connaître, à s’apprécier, à partager leurs peines et leurs passés. Rares sont les jeux à avoir mis en avant une relation aussi forte et attachante.
Evoluant à travers des terres hostiles et rongées par une étrange maladie qui a transformé une partie de la population en zombie, le joueur va devoir faire face à ces créatures humanoïdes d’une extrême violence mais également aux Hommes désormais soumis à la Loi du plus fort.

Si le scénario peut sembler simpliste, il s’avère au contraire très juste et impressionnant de réalisme. The Last Of Us ne laisse pas indifférent et l’histoire suscite de réelles émotions. A la fois stressante et émouvante, l’aventure d’Ellie et Joël est tout simplement bouleversante.

Une mise en scène bluffante

La qualité du jeu ne se limite pas à son scénario. Le gameplay soigné participe également à l’ambiance sombre du titre.
Si Uncharted se voulait explosif, The LofU est beaucoup plus lent et exigeant. Survivre ne suppose pas de foncer dans le tas mais oblige à faire preuve de patience et de tactique pour arriver à ses fins. Le jeu se veut tout simplement réaliste : On ne trouve pas des munitions ni des trousses de soin à chaque coin de rue donc vider son chargeur n’est pas la solution. Si le jeu propose divers modes de difficulté, ils auront notamment et justement pour effet d’être plus ou moins rapidement en rade.
Un système de craft simple mais efficace rajoute à l’immersion en permettant d’améliorer les armes ou de créer des objets facilitant les combats et la progression. On peut ainsi fabriquer des bombes et autres armes artisanales avec du matériel de récupération.

Image du jeu

L’un des atouts du titre est finalement d’aboutir à un univers immersif dans lequel le joueur doit s’adapter aux différentes situations qui se présentent à lui. Les infectés et les humains ne réagissant pas de la même manière, il sera souvent plus intelligent de jouer prudemment.
L’IA réagit effectivement très bien aux faits et gestes du joueur. Si les infectés n’hésitent pas à se jeter sur leur proie, les humains avanceront progressivement en essayant de contourner ou de tirer à distance. Soyez également certain que l’ennemi n’abandonnera pas bêtement ses poursuites si vous tentez de vous cacher et ça, c’est suffisamment rare dans un jeu pour être souligné.

Si le gameplay se veut lent, il s’avère également violent. Aussi bien physique que morale, la violence n’est jamais gratuite et est parfaitement mise en scène. Le monde n’est plus le même et le jeu l’illustre tout du long. Si le duo Joël/Ellie sera amené à rencontrer des personnages plus ou moins pacifiques, la méfiance restera tout de même de mise.
Même au cours des phases d’explorations, assez courantes dans le jeu et qui permettent de remplir l’inventaire, l’attention du joueur ne faiblit pas. A moins de connaitre le jeu, il n’est pas question de progresser rapidement mais bien au contraire de rester constamment sur ses gardes et à l’affût du moindre bruit suspect.

Image du jeu

Les bruits, justement, sont un autre point fort du jeu. La bande son s’avère exemplaire et et participe une fois de plus à l'immersion du jeu.
Tant la musique que les voix (possibilité de mettre en VOSTFR, très recommandé) sont en parfaites adéquations avec le jeu. Les thèmes musicaux restent ainsi en retrait pendant les phases de jeu et laissent place à une série de bruitages réalistes ou à un silence pesant.

Et les défauts alors ?

Est-il vraiment nécessaire de préciser que la quantité de défauts est proche du zéro. On peut, en étant tatillon, reprocher le manque de réactivité de l’IA des alliés. Autant dire que, même bien entouré, vous ne pourrez compter que sur vous-même. Si Ellie vous accompagne tout au long du voyage, sa présence se veut relativement discrète. Elle ne vous aidera que très rarement à vous sortir d’une situation difficile. Cela n’est toutefois pas illogique, n’oublions pas qu’elle n’a qu’une dizaine d’année.

The last of Us apporte également un système permettant de se concentrer sur l’écoute afin de repérer les ennemis à travers les murs. Cela s’avère toutefois assez précieux pour ne pas avoir à refaire de trop nombreuses fois la même scène, l’erreur étant rapidement fatale. Si cela n’enlève rien à l’immersion, cette option peut de plus être désactivée. On ne peut donc pas véritablement ranger cela du côté des défauts.

Finalement, The Last of Us est un jeu remarquable. La narration ne faiblit jamais et fait de ce titre un jeu totalement prenant et une véritable référence dans son genre.

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