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Martin, Paru le 10/10/13

GTA V

Comme à chacune de ses sorties, la série « Grand Theft Auto » fait grand bruit. Cet opus, annoncé comme le jeu de l’année, n’a pas dérogé à la règle. Attendu par les joueurs, sublimé par la critique, malmené par la presse, le jeu enchaine les records depuis sa sortie : meilleure vente pour un jeu vidéo en 24 heures, jeu vidéo qui a atteint le plus rapidement le montant d’un milliard de dollars, le bébé de Rockstar fait tourner les têtes. GTA V est finalement un condensé quasi parfait de ce que sait faire ce développeur. Revenons sur les principaux points de ce jeu très spécial.

Artwork du jeu

Un univers contemplatif

Les personnages playmobils des épisodes précédents sont bien loin. Si GTA IV marquait déjà une sérieuse avancée graphique, le système de la console est aujourd’hui exploité jusque dans ses derniers retranchements pour donner un jeu de toute beauté.
Neuf ans après l'épisode de C.J, GTA V propose un retour à San Andreas et plus particulièrement à Los Santos et ses alentours. La ville, copie parfaite de Los Angeles est simplement bluffante. Rockstar a le souci du détail, chaque recoin étant travaillé avec soin. Après plusieurs heures de jeu, l’impression d’être perdu dans l’immense cité des anges perdure telle une fourmilière géante. On est bien loin de la reproduction made in GTA San Andreas. Hollywood se laisse visiter avec grand plaisir. Cette aire urbaine ne représente pourtant qu’une vingtaine de pour cent de la carte. Passé Los Santos, GTA V nous plonge dans un immense univers. Façonné de montagnes, lacs, campagnes ou de grandes étendues désertiques, le territoire de San Andreas est un magnifique terrain de jeu. Cet opus est sans aucun doute le plus grand open world créé pour un jeu d’action/aventure.
Cette étendue qui pouvait laisser croire à un environnement assez pauvre tant dans son contenu que dans les activités proposées est pourtant aussi vivante que Los Santos.
En limitant la proportion de la ville par rapport à la taille de la map, Rockstar a pris un gros risque, mais ce choix est finalement payant, notamment pour le online que l’on détaillera plus loin.

Un gameplay puissance trois

La principale nouveauté de ce GTA provient clairement de son gameplay. Il n’est plus question de contrôler un seul personnage, mais bien trois. Si le contrôle de ces trois protagonistes n’est pas proposé dès l’entame du jeu, la progression dans le scénario amène petit à petit à profiter pleinement de cette nouvelle façon de jouer.
L’histoire de cet opus tourne ainsi autour de Michael, Franklin et Trevor. Le premier protagoniste, ancien braqueur repenti et père de famille tente tant bien que mal de laisser son passé derrière lui. Utilisé par les corrompus du FBI, il sera rapidement tenté de retrouver sa gloire d’antan.
Trevor est tout simplement le psychopathe de la bande. Fou à lier et névrosé, ce vieux cinquantenaire aux allures de Jack Nicholson est sans aucun doute le personnage le plus charismatique de ce jeu. Totalement en décalage avec les habituels héros de la série, Trevor sert impeccablement le scénario proposé par Rockstar.
Franklin rappelle quant à lui le personnage principal de San Andreas. Enfant du ghetto, il fait figure d’ange à côté des deux premiers. Plus calme, moins impulsif, ce n’est pas le cerveau de la bande, mais sans aucun doute le plus malin.

Image du jeu

Le jeu amène à se servir alternativement de ces trois protagonistes. Cette nouveauté permet ainsi de switcher sur l’un ou l’autre pendant une même mission, chacun d’eux maîtrisant une technique bien particulière : le bullet time pour Michael, le ralenti en véhicule pour Franklin et le mode furie pour Trevor (on s’en serait douté).
Cette particularité empêche le joueur de délaisser l’un des héros, d’autant plus que la progression dans le jeu obligera à les utiliser alternativement.
Le scénario diffère également des clichés habituels de la série GTA. Habitué à commencer au bas de l’échelle avec pour objectif de gravir les échelons jusqu’à régner d’une main de fer sur la ville, Rockstar propose cette fois un scénario plus subtil. Si chaque personnage suit sa propre histoire, GTA V se concentre principalement sur une série de braquages parfaitement orchestrés.
Pour autant, l’aventure principale composée de 69 missions laisse un léger sentiment de trop peu. L’intérêt des missions est assez inégal et les braquages, au nombre de six et qui suppose des préparations restent trop peu nombreux. Difficile d’admettre que cela constitue un défaut, d’abord parce que cet avis est purement subjectif, ensuite parce que la série des GTA nous a toujours proposé un certain nombre de missions sans réel intérêt dans le suivi de l’histoire et enfin parce que le jeu dispose d’une rejouabilité extrêmement riche comme en témoigne le mode online.

Image du jeu

GTA Online : Un jeu dans un jeu

Malgré de grosses difficultés dans le lancement de son mode online, une surcharge des serveurs et un nombre important de bugs, GTA online fait bien figure de proue dans cet opus. Outre les modes classiques type course ou deathmatch, l’intérêt de cet online réside bien dans les nombreuses missions originales qui sont proposées et qui peuvent être aussi bien accomplies en solo ou en multi. Le mode libre permet ainsi de parcourir librement la map avec 15 autres joueurs, de customiser son personnage, ses voitures, d’acheter des biens afin d’entreposer ses véhicules. Tout cela nécessite de l’argent gagné au cours des missions, courses, braquages, et autres activités pouvant être rejoints à tout moment.
L’aspect social est également renforcé par la possibilité de créer ou de rejoindre un crew afin de jouer entre amis.
L’immensité de la map permet ainsi de proposer un terrain de jeu conséquent servi par une communauté de joueurs colossale. Cette même communauté permettra très bientôt d’apporter du nouveau contenu grâce à un éditeur mis à la disposition des joueurs.
GTA V n’a pas fini de faire parler de lui…

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