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Martin, le 11/12/2011

The Elder Scrolls V: Skyrim

Lorsque Bethesda Softworks propose un nouvel épisode de la saga culte des « The Elder Scrolls », c’est généralement annoncé comme un des très probables jeux de l’année.
Neuf années après le cultissime Morrowind et cinq après le plus décevant Oblivion, Skyrim est-il le jeu attendu par les fans (ou pas) de la série ?

Skyrim, pour résumer, un jeu de rôle aux possibilités immenses vous replongeant dans votre phase d’adolescent geek, et on se laisse faire!
On retrouve enfin ce qui a fait de Morrowind une référence en la matière : L’immersion. On se sent petit, perdu, sans repère, dans un monde vivant et magnifique. Oblivion, trop guidé, trop facile et sans véritable âme avait effectivement déçu les fans dont je fais grandement parti.

Magnifique ?

Graphiquement, tout n’est pas rose. Visuellement, on ne peut pas reprocher grand-chose à Skyrim, sauf à ne pas aimer l’ambiance nordique et glaciale proposée par Bethesda. Vous vous retrouvez effectivement perdu entre de grandes plaines désertes, de vastes forêts de pins et de colossales montagnes enneigées. On s’y croirait presque. Presque, parce que évidemment, pour permettre au joueur de s’épanouir dans un monde aussi vaste, il faut faire des concessions. Les textures en prennent donc un coup, et vues de près, certaines sont assez grotesques. Rappelons néanmoins que le test est réalisé sur console. La version PC ne présente pas ces petits défauts. J’insiste sur l’adjectif « petit » tant le rendu visuel reste épatant.

Vivant ?

« The Elder scrolls » est connu pour être un gage de qualité en matière de jeu de rôle et est toujours plus vivant au fil des épisodes. Skyrim ne déroge pas à la règle. Le monde proposé est dynamique, les donjons présentent tous un cachet, une histoire unique (ou presque), les personnages non jouables vivent leur petite vie. Aucun détail n’est oublié, on sentirait presque le blizzard nous glacer le sang.

S’agissant de la jouabilité, ça n’a jamais été, il faut bien l’avouer, l’un des atouts de la série. On a toujours été habitué à des combats assez répétitifs et mous. Apparemment, Bethesda a voulu remédier à cela. Les sensations sont bien là, la possibilité de maîtriser chacune de ses mains indépendamment apporte un avantage conséquent au gameplay. Les possibilités sont grandes : une arme, deux armes, un pouvoir, deux pouvoirs… Les combats n’en sont que plus jouissifs. A noter la présence des finals shots par moment, affichant à l’écran une petite animation qui n’apporte pas grand-chose si ce n’est un petit plus dans l’immersion.
L’un des principaux reproches pouvant être fait au niveau de la jouabilité se situe sans doute dans la gestion de l’inventaire. Loin d’être très pratique, elle casse un peu le rythme vous obligeant à mettre pause pendant les combats et à chercher, dans une liste pouvant être rapidement longue, les armes et pouvoirs utiles

Toujours dans l’optique d’offrir une expérience de jeu inoubliable, Bethesda a porté un soin particulier à la bande son. Quel bonheur d’abord d’entendre à nouveau les thèmes principaux de Morrowind dans une version plus orchestrale, plus épique et collant parfaitement à l’ambiance nordique du jeu. Les compositions de Jérémy Soule sont agréables à l’écoute, ne lassent pas, et ponctuent parfaitement chacune de vos actions. Autrement dit, le thème ira fortissimo à partir du moment où vous rencontrerez quelques ennuis et sera bien plus doux au cours de vos balades champêtres.
Skyrim fait également l’objet d’un travail soigné concernant les différentes voix. : Plus de 70 voix différentes ont été enregistrées contre une dizaine pour Oblivion. A noter la participation de quelques grands noms, notamment celle de Christopher Plummer.
Par ailleurs, la VF que l’on pouvait redouter est finalement de qualité.

Skyrim, c’est une expérience de jeu unique dans un monde où vous êtes libre de vos actions, libre de choisir vos quêtes, libre d’avancer ou non dans la trame principale. Le scénario de base est simple mais efficace. Ca devient une habitude dans les « Elder Scrolls », vous arrivez dans la région, on découvre que vous êtes exceptionnels, l’Homme de la situation. En l’occurrence, il s’agit d’un problème de dragons envahissant une région au bord de la guerre civile.
Rien d’exceptionnel dans un jeu de rôle mais le scénario est parfaitement mené et vous prendra un certain temps avant d’en voir le bout.
De plus, les quêtes secondaires sont indénombrables et sont dotées d’une excellente qualité d’écriture. Tout cela confère donc à Skyrim une durée de vie énorme.

Bethesda répond aux attentes en proposant un jeu qui plaira aussi bien aux fans qu’aux néophytes du genre. Si vous accrochez aux ambiances nordiques et aux combats titanesques contres des dragons, n’hésitez donc pas à fouler la province de Skyrim (traduisez Bordeciel en français, oui c’est beaucoup moins classe).

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