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Guillaume, le 05/03/2012

Test Majin and the Forsaken Kingdom

Il existe certains jeux, dont un amateur averti des jeux d’action / aventure qui se respecte, ne peut se passer. Dans un genre qui s’affaiblit d’années en années, hormis Uncharted et Zelda, il faut savoir savourer ces jeux. Majin and The Forsaken Kingdom, sorti fin 2010, fait partie de ceux-là.

L’histoire démarre dans le château du royaume. Vous êtes un jeune voleur abandonné à la naissance par ses parents. Ce héros, sans nom et qui a été élevé dans la forêt entourant le château, a pour seul pouvoir de parler aux animaux. Dès le départ, il libère le Majin retenu dans le château par les forces des ténèbres et, plutôt pratique, il peut dialoguer avec son nouvel ami. Même si la lutte « contre les forces du mal » a été maintes fois utilisée, ce soft sait le faire à bon escient et le prolonger. Je ne sais pas si les développeurs n'ont pas vraiment cherché à planter des petites graines pour faire réfléchir le joueur par l’intermédiaire de ce Majin frugivore. En tout cas, je pense qu’une critique de nos sociétés actuelles est à y voir. Vous en serez seul juge.

Majin et son acolyte déambuleront dans un univers varié, alternant entre jungle tropicale, désert de sable, villes gelées dans un royaume en ruines… La patte graphique se situe entre un Zelda et un Prince of Persia : Les sables du temps (déjà huit ans). Certains le trouveront peut-être dépassé techniquement et trop flashy. Je pense que cela dessert parfaitement la féérie du titre, et qu'un grand titre n’existe pas par une belle façade... ('et qu'une belle façade n'est pas nécessaire pour faire un bon jeu' ?) Les designers ont su mêler poésie, nature, ténèbres avec brio. Vous ne pourrez qu’être charmé par les cinématiques représentant les souvenirs du Majin, digne des plus grands studios d’animation.

Le jeu réunit plusieurs types de séquences, mais rien de bien original : nettoyage de zone, plateforme, boss, level up… Mais cela fait partie des codes du genre. C’est un peu là que le bas blesse. Il y a quelques approximations au niveau de la maniabilité, mais le level design ainsi que la façon de donner les ordres au Majin compensent amplement cela.

Le reste en quelques mots : le doublage est en français, et les musiques sont parfaitement en accord avec l’univers que dégage le titre. Comptez une douzaine d’heure pour faire le tour de l’histoire, un peu plus pour faire le tour du soft (débloquer les armures, renforcer les pouvoirs du Majin, avoir quelques achievements supplémentaire).

Game Republic (Genji) signe là un excellent soft, une alternative crédible aux poids lourd du genre. Il fait partie des grands jeux, mais n’a malheureusement pas eu le succès commercial qu’il aurait mérité. Néanmoins, vous pourrez vous faire plaisir pour 10-15€. Profitez-en !

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