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Alki, Paru le 11/10/12

Borderlands 2

Borderlands 2

RPG, FPS, Hack & Slash...Ce deuxième opus de la franchise de Gearbox (le premier étant sorti en 2009) a le mérite du mélange des genres. Dans un univers post-apocalyptique, le joueur va devoir se battre bec et ongles avec tout un tas d'ennemis de clans divers et variés, allant du survivant psycho de terres désolées façon Mad Max à des robots ultra-perfectionnés d'une corporation voulant dominer la planète et exploiter ses ressources, en passant par des singes des neiges aussi gros que désagréables.

The vault

Littéralement, le coffre. Voilà ce que vous, le joueur, allez chercher : un coffre. Vous êtes donc un vault-hunter, que l'on peut trouver en quatre déclinaisons différentes : Salvador, le « défourailleur », un spécialiste des armes à feu, Zero, un assassin qui est plus efficace avec des armes de précision et au corps-à-corps, Axton, le commando qui a la capacité de déployer une tourelle à ses côtés, et enfin Maya, la « sirène », une psychique qui sera plus efficace avec ses sorts (qu'ils soient offensifs ou défensifs) qu'avec ses armes à feu.

Quatre classes, donc, aux gameplays relativement distincts les unes des autres, qui ont des arbres de talents eux aussi relativement différents. Par exemple, le Gunzerker (Salvador le Défourailleur, en VF) a un arbre orienté dégât, un arbre qui se concentre sur le talent ultime Gunzerker, et un arbre Tank (gameplay qui consiste a avoir plus de vie, d'armure, et de faire en sorte de prendre les baffes pour les petits copains plus fragiles derrière).

Le talent ultime, c'est le premier point de talent disponible au niveau 5, qui donne accès au « Action Class Skill », c'est à dire le sort au temps de rechargement relativement court (pas plus de 60 secondes) qui va définir la classe en elle-même. Pour le Gunzerker, par exemple, c'est une rage de courte durée qui permet d'utiliser deux armes à la fois, quelque soit leur calibre et donc de faire plus de dégâts. De la même façon, la tourelle pour le Commando, le sort d'invisibilité pour Zero et un sort de contrôle qui peut faire des dégâts selon la branche choisie pour Maya.

I want a Jack, please !

Comme je l'expliquais auparavant, vous êtes donc un vault-hunter sur Pandora, et vous cherchez un coffre légendaire caché sur la planète dont on ne connaît de fait pas le contenu. Vous vous êtes donc de par votre simple fonction fait un ennemi qui s'appelle Handsome Jack, le patron de la Hyperion Corporation qui veut elle aussi le contrôle du coffre et de la planète. Et dès le début, vous allez mourir. Enfin, presque, puisque la bombe que Handsome Jack pose dans votre train ne vous tue pas, et que Claptrap, un robot gaffeur déjà présent dans le premier opus vous sauve de la neige.

Claptrap vous emmène donc pour un petite balade d'environ une heure et demie qui va servir de tutorial pour vous emmener jusqu'à Sanctuary, la ville de la résistance anti-Hyperion, qui est dirigée par les quatres héros jouables du premier Borderlands (à savoir Roland, Lilith, Brick et Mordekai). C'est donc depuis cette ville que vous allez organiser votre quête à la recherche du coffre, et vous reposer des nombreux ennemis.

Hyperion, déjà, qui déploie sans cesse de nouveaux robots, soldats et tourelles anti-Vault-hunter, mais aussi la faune -extrêmement- agressive, ou bien les groupes de rebelles / bandits / psychos parsèment les joyeuses terres de cette jolie planète qu'est Pandora. Bref, vous aurez de quoi faire. Au total, suivre la quête principale en en faisant quelques unes secondaires de temps en temps vous fera arriver au boss final et donc finir le jeu en une petite vingtaine d'heures à vue de nez. Et vous aurez toujours la possibilité de changer de mode (« True Vault Hunter »), et de passer le mode hardcore pour avoir toujours plus de loot, de fun et de combats.

Les territoires du bord

Techniquement parlant, c'est relativement bien optimisé. J'entends par là qu'une machine de guerre n'est pas requise pour jouer à BL2. De plus, sans être le jeu le plus joli des 5 dernières années, c'est relativement fluide, agréable, lisible et le côté cel-shading mimi-tout-plein vient contraster avec le gore, l'humour parfois plus que noir et la violence du jeu, tout simplement. Pas que Borderlands soit foncièrement violent (beaucoup moins dur qu'un Sleeping Dogs, par exemple), mais ça reste du démembrement par et pour le fun, hein.

En termes de gameplay, c'est pareil. Pas très compliqué à prendre en main pour toute personne ayant touché une souris plus de deux minutes dans son existence, les repères se prennent vite, et l'interface est plutôt bien pensée, malgré parfois une surcharge de couleurs dans tous les sens en plein combat.

De façon évidente, comme pour Diablo 3, le Hack & Slash (ou Shoot & Slash, dans ce cas) se joue à plusieurs, et de préférence entre potes. Le système de multi fonctionne exactement de la même façon que celui de Diablo 3 : maximum 4 joueurs par session, des mobs plus fort pour chaque nouveau joueur, plus de loot, plus de fun. Je ne vais pas vous le cacher, je n'ai pas eu l'occasion de jouer seul, donc je n'ai également pas eu l'occasion de voir ce que ça donnait en termes de difficultés en solo. Mais je doute que ce soit très compliqué, puisque le jeu, même s'il offre de véritables challenges (et d'autant plus en mode hardcore), reste toujours d'une difficulté abordable.

Oh, du violet !

L'humour potache est très sympa, que ce soit Handsome Jack et ses vannes, Claptrap et ses échecs d'amitié, devoir aider Scooter à retrouver des magazines pour adulte, tout est prétexte à rendre la recherche de loot plus agréable. Mais c'est également toujours plus marrant à plusieurs : quand du loot tombe et que tout le monde se rue dessus pour être le premier à l'avoir, ou bien faire exprès de se mettre devant votre pote qui tire au lance-roquette (il n'y a pas de tir ami, mais l'on peut se tuer avec ses propres armes) pour le tuer, c'est toujours plus enivrant en multi.

Il est à noter que Gearbox a visiblement l'intention de sortir du nouveau contenu de façon régulière : sorti le 21 septembre, il y a déjà du DLC proposant une nouvelle classe (la méchromancienne, sorte d'hybride androïde / humain, mieux connue sur internet sous le nom de -parce qu'apparemment, ça faciliterait le jeu, mais j'suis pas macho, hein- « Girlfriend mode »), et des nouvelles cartes annoncées. Ce premier DLC devrait être gratuit pour les possesseurs d'édition collector.

Jouissant d'une réalisation sans réel défaut, d'un univers sympa, d'un scénario dotant le jeu d'une durée de vie suffisante bien appuyé par de l'humour gras et des personnages hauts en couleur, Borderlands 2 a le mérite d'être un excellent divertissement, d'autant plus entre amis, un soir de dure journée par exemple. Son gameplay simple mais pourtant bien huilé tourne à merveille et devrait vous occuper de façon bien plus que convenable cet hiver arrivant à grands renfort de froid et de nuit précoce.

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