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Asu, Paru le 22/12/12

The Hobbit : Un voyage inattendu…

Affiche du film

Depuis le temps qu’on l’attendait, qu’on en parlait, la sortie du Hobbit nous a franchement enthousiasmée. Outre l’exceptionnelle attente que ce film a engendrée sur la toile et ailleurs, il fallait compter avec le matraquage publicitaire et marketing du film. Beaucoup d’espérance donc, d’autant plus que la trilogie du Seigneur des Anneaux achevée par le maître Jackson quelques années plus tôt avaient dépassé, et de loin, ce que l’on pouvait imaginer. Mais aussi de l’appréhension, si l’exploit ne se répétait pas, la déception prendrait aussi tôt le dessus… Bilan ?

Une réussite attendue

Une seule chose à dire : MERCI, merci Peter pour cette nouvelle preuve d’amour de l’univers de Tolkien, pour cette adaptation réussie, qui de plus nous réserve encore deux autres suites ! C’est sans aucun doute pour nous LA claque de l’année, malgré les critiques qui peuvent affluer sur le web, c’est une réussite absolue à nos yeux.

Tout d’abord, il faut se replacer dans le livre : Bilbo le Hobbit est, à la différence du Seigneur des Anneaux, un conte pour enfant. Ce qui veut dire, pas de bataille au Gouffre de Helm, pas de charges héroïques du Rohan sur des lignes d’Orques devant Minas Tirith, et passons sur d’autres scènes aussi épiques que cultes. Un conte pour enfant avec tout ce qu’il comporte d’humour, de tristesse et de sentiments, mais là est la vraie réussite : un conte pour adulte, loin de l’enfantillage qui peut rejaillir dans d’autres franchises, à l’exemple de Harry Potter.

Même si ce n’est pas une saga aussi épique que le Seigneur des Anneaux, The Hobbit ne fait pas exception dans l’univers de Tolkien et l’on retrouve des héros courageux, des affrontements, des scènes de batailles… Un premier lien infime avec la saga précédente retranscrite à l’écran. Mais l’humour y est plus présent, et ce n’est pas malvenu.

Car l’on voit la patte de Peter Jackson qui, très intelligemment, unit Bilbo le Hobbit et le Seigneur des Anneaux, et cela passe par :

Premièrement, un hommage à l’univers de Tolkien. Pour faire trois films sur un livre de 200 pages environ, il faut ajouter du contenu, mais ça tombe bien, l’univers de Tolkien en est riche. Le réalisateur pompe donc dans le Silmarillion, les contes et légendes inachevés, un background qui émeut au plus profond tous les fans d’Elfes, d’Orques, de Wargs, de Hobbits… Peter Jackson se permet une liberté bien venue avec le livre, en prenant avec intelligence et tact toutes les portes laissées ouvertes par l’écrivain dans ses travaux. Il n’omet pas de placer ici et là des hommages et des liens avec le Seigneur des Anneaux (l’avènement de Sauron, la position où les Trolls se figent…).

Deuxièmement, la beauté des paysages et des images est absolument bluffante. Alors que l’on pensait que la barre placée dans le Seigneur des Anneaux était déjà haute, voire même indépassable, mais, sans aller jusqu’au spoiler, la première scène du film où l’on peut voir la beauté d’Erebor vous laisse sincèrement sur vos petites fesses. Sans oublier l’honneur qui est fait à la Nouvelle-Zélande et à ses paysages sublimes, nous en prenons encore plein la vue durant toute la durée du film.

Troisièmement, l’intelligence d’avoir reconduit les acteurs comme Ian Mckellen (Gandalf) et Christopher Lee (Saroumane) qui permettent tout de suite de se mettre dans le bain. Mentions spéciales à Richard Armitage (Thorin) et Martin Freeman (Bilbo) dont le jeu est absolument en adéquation avec l’image que l’on pouvait se faire des personnages qu’ils incarnent à la lecture. Car là est la force principale du film : en voyant les images, l’on se dit : « mais oui, c’est exactement comme ça que je l’imaginais quand je le l’ai lu ! ». Et puis Gollum, cher Gollum, toi qui restes le plus intriguant, le plus réussi et le plus profond des personnages, tu n’as pas à te plaindre de l’honneur qui t’est fait, car ton adaptation est une très belle réussite.

Seule note négative à nos yeux, bien que nous n’y connaissions pas grand-chose, la 3D mêlée à une fréquence d’images par seconde très élevée donne parfois, lors de certaines scènes d’affrontements notamment, tout simplement mal aux yeux et envie de vomir. Rassurés que nous sommes lorsque l’on nous a assuré que nous n’étions pas les seuls à ressentir cet effet… Mais ceci est loin de vous gâcher le film, rassurez-vous.

Alors pour finir, que dire ? Eh bien, foncez-y, même si je ne doute pas que la plupart de ceux qui liront cet article se soient déjà rendus dans leur salle de cinéma préférée… Nous dirons tout simplement que nous avons été conquis à 100%, merci Peter, chapeau l’artiste.

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