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Fiche du film sur Allociné

JB, le 25/04/12

Lock Out

Alors les amis ce coup là, ça va être rapide. Les qualités de ce machin qu'on ose appeler un film sont tellement rares, ces défauts tellement grossiers qu'en réalité il n'y a pas grand-chose à dire.

De prime abord, c'est un film qui se veut « de série B ». Et oui, vu qu'en ce moment c'est la mode de réchauffer du vieux vu qu'on ne sait plus faire du neuf. James Mather et Stephen St Leger (inconnus au bataillon, du moins en ce qui me concerne) se sont dit : tiens, on va faire un bon gros film de brutes, à l'ancienne, comme on les aime ! Raté : les films comme ça, on ne les aime pas.

L'idée de départ ne se veut pas si mauvaise. Créer une prison dans l'espace où les taulards les plus dangereux au monde sont cryogénisés pour les empêcher de nuire. Ce n’est pas si bête, et c'est surtout la base d'un bon scénario d'anticipation. Bien entendu, quand la fille du président (de préférence une bimbo blonde au Q.I. un peu bas) se rend sur place pour enquêter sur les conditions et les effets de la cryogénisation sur l'état mental des prisonniers, l'un d'entre eux parvient à déjouer l'attention des gardiens et à semer la pagaille. Là-dessus, le gouvernement envoie l'agent Snow, qui vient de se faire choper pour un crime qu'il n'a apparemment pas commis. Snow, c'est un dur, assez drôle il est vrai, mais faut pas trop l'embêter le type. Scénar' archi-bateau, ok. Mais au pire, quand on le sait, ça peut passer. Sauf que même là, ça ne passe pas.

Des dialogues idiots au possible, dignes d'un mauvais jeu vidéo. les répliques finales sont particulièrement mythiques ! Des ficelles énormes, mais une histoire qui finalement n'a ni queue ni tête. Des éléments sortis de nulle part viennent s'ajouter au film comme des cheveux sur une mauvaise soupe.

Alors effectivement ça pète de partout, c'est boosté à l'adrénaline, ça tire, ça tue, mais en y pensant, on ne sait pas bien pourquoi. Même les décors et les effets spéciaux, sur lesquels sont sensés se baser ce genre de films, ne sont pas vraiment à la hauteur. Outre l'éternel canon laser qui, défiant toutes les lois de la physique, fait du bruit dans l'espace (mais bon, vu que tout le monde le fait, on aurait tendance à excuser), la totalité du film se déroule dans deux ou trois décors classiques et qui ne cassent pas des briques. Les seuls points positifs qui se dégagent de ces 90 minutes de calvaire cinématographique, ce sont les traits d'humour de Guy Pearce, malheureusement trop fréquents et pas assez fins pour nous faire oublier tout le reste. En une phrase, 30 millions de dollars de budget bien mal employés.

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