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Martin, le 20/05/12

Dark shadows

Tim Burton signe avec Dark Shadows un nouveau petit bijou, une œuvre sombre et satyrique comme il en a le secret. Après « Alice au pays des merveilles », légèrement décevant, trop Disney et enfantin, la marque de fabrique Burton/Depp est de retour.

Ce duo, né avec « Edward aux mains d’argent », en est désormais à sa huitième collaboration et ne lasse toujours pas. Au contraire, il fonctionne à merveille.
Comme à son habitude, Tim Burton nous livre une œuvre sombre, décalée et drôle. Visuellement déroutant, des acteurs maquillés à outrance, un film entièrement tourné en studio, Burton donne une nouvelle fois une leçon de cinéma en proposant un film doté d’une patte artistique et esthétique bien à lui.

Adapté de la série du même nom, Dark Shadows nous conte l’histoire de Barnabas Collins, un riche séducteur du 18ème siècle qui va subir la malédiction d’une sorcière jalouse de son amour pour une autre. L’ensorceleuse va le condamner à vivre éternellement en le transformant en vampire. Enterré vivant par les villageois de la bourgade avoisinante, qui le considèrent comme un monstre, Barnabas est déterré 200 ans plus tard, en 1972…
La suite, c’est « Hibernatus » façon Burton, une histoire délirante qui permet à Burton d’étaler tout son savoir-faire dans ce genre fantastique dont il est l’un des grands ambassadeurs.
Encore une histoire vampiresque me direz-vous, mais une histoire vampiresque abordée différemment en comparaison avec les productions actuelles qui font briller les yeux des ados en manque de niaiserie. Non, je ne vise aucun film en particulier…

Si Johnny Depp campe une nouvelle fois le rôle principal, le reste du casting est loin d’être en reste : on retrouve la compagne du réalisateur, toujours aussi barrée, Helena Bonham Carter, la belle (magnifique) Eva Green ou encore Michelle Pfeiffer qui fait son grand retour dans un film burtonien. Le dernier et premier remonte tout de même vingt ans en arrière avec « Batman, le défi ».

Le film ne souffre finalement que de peu de défauts. Tim Burton réussit parfaitement à équilibrer son film en passant de scènes hilarantes à des tableaux, plus sombres et glauques. Evidemment, il faut adhérer à l’esprit Burton pour apprécier le film.
Les seuls reproches que j’aurais à faire, tiennent plus du jeu d’acteur que du film lui-même. Johnny Depp a effectivement bien du mal à se détacher des mimiques de Jack Sparrow, ce qui est bien dommage compte tenu de son talent.
En dehors de ça, on peut également être déçu par une fin légèrement bâclée… Cela reste assez subjectif.

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