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Fiche du film sur Allociné

Asu, le 23/11/2011

Contagion

Une fois n’est pas coutume, je me suis retrouvé un peu par hasard devant cette production de la Palme d’Or du festival de Cannes de 1989.
Soderbergh nous entraîne dans un scénario catastrophe, s’inspirant de la pandémie du virus H5N1. Un peu perplexe, mais convaincu par la filmographie de l’auteur, j’avais en tête de passer un bon moment. Je m’assois, c’est parti…

Le film débute un an après la crise du H5N1. L’OMS et le ministère de la Santé américain ont perdu en crédibilité. L’histoire commence à Hong Kong, où une femme américaine rentre de voyage d’affaires. Elle contracte un virus mortel, qui la tue elle et son fils. Son mari, survit grâce à son immunité. Malheureusement, cette nouvelle infection va se propager à une vitesse folle, et très rapidement, la situation devient incontrôlable. On passe en quelques jours de centaines de cas à des millions de personnes infectées. L’économie s’arrête, la panique s’en suit. Les autorités ont le plus grand mal à gérer les populations. De plus, un jeune journaliste indépendant amplifie la panique et la contestation. Depuis le blog où il écrit, il sème des idées dissidentes et anti-gouvernementales. La maladie et la panique auront-elles raison de l’espèce humaine ?

Ma critique :

Le film est globalement assez haletant. L’aspect réel est plutôt bien retranscrit et renforce l’aspect catastrophique. Laurence Fishburne est assez convaincant en docteur chargé de communication. Les performances de Jude Law et Matt Damon sont également intéressantes et donnent du poids au film. Cependant, rien de neuf sous le soleil. Si vous avez vu 28 jours plus tard, vous y rajoutez de la gestion de crise gouvernementale et vous enlevez les zombies sanguinaires. Le film se base d’avantage sur une critique de la gestion du H5N1 et des lobbys pharmaceutiques, en passant par la catastrophe et le genre pour faire digérer le tout.
Le scénario pêche également par ses personnages stéréotypés. Le rôle de Marion Cotillard, épidémiste de l’OMS devenant amie des populations du Tiers-Monde ajoutant de la banalité au film en est le parfait exemple.
L’aspect vraiment lourd du film est l’omniprésence du journaliste indépendant et de ses critiques. Le scénario en fait même un prophète des temps modernes, ce qui rend le film beaucoup moins réaliste, ce qui était justement sa force principale.

Pour finir, un film bien, juste bien. Le genre de films pas mal, pas mauvais mais pas extraordinaire. Bref, allez-y si vous n’avez rien d’autres à voir, vous ne passerez pas un mauvais moment. Je suis globalement un peu déçu, moi qui espère toujours retrouver le niveau de la trilogie Ocean’s quand je vois un Soderbergh.

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